- Exposition: Quitter l'Europe: une nouvelle vie en Amérique
- Vie en Amérique
Introduction
La vie des immigrants en Amérique variait fortement selon l'endroit où ils arrivaient, le lieu où ils s'installaient et l'appartenance ethnique, les compétences et la fortune de chaque immigrant. La plupart des immigrants étaient pauvres et exerçaient les métiers les plus vils de la société. Comme l'Amérique, à la différence de l'Europe, manquait régulièrement de main d'œuvre, ils fournissaient les travailleurs indispensables dans les secteurs en expansion de l'agriculture, de l'industrie et des transports. Après que l'introduction des bateaux à vapeur vers le milieu des années 1800 eut réduit la durée du voyage de l'Amérique vers l'Europe, certains immigrants, notamment ceux qui travaillaient dehors dans le secteur de l'agriculture, de la construction ou des mines, retournèrent dans leur pays pendant la mauvaise saison ou à l'expiration du travail.
Le gouvernement américain ne fournissait pas d'assistance aux nouveaux arrivants et des groupements d'immigrants formèrent donc des sociétés de secours mutuel pour aider leurs compatriotes en cas de besoin et enterrer les morts. Les immigrants avaient tendance à se regrouper autour d’organisations religieuses – églises, synagogues et écoles religieuses – et formèrent des syndicats et des organisations politiques et sociales. Les immigrants qui vivaient dans des zones rurales, étaient plus isolés et ils formaient souvent des communautés distinctes, ce qui signifiait qu'ils s'intégraient moins rapidement que ceux des villes, qui étaient obligés de s'adapter à la langue et aux coutumes américaines pour survivre.
À la ferme
De nombreux arrivants au début du 19e siècle gagnèrent leur vie dans l'agriculture, comme ils le faisaient déjà en Europe. Les terres en Amérique étant peu chères ou gratuites, ils furent généralement en mesure de posséder leur propre ferme. Les fermiers s'installèrent dans les États du nord-est des États-Unis et dans les prairies du Midwest, peu de temps après la conquête du pays par les pionniers américains. L'agriculture en Amérique différait cependant de l'agriculture en Europe en termes de climat, de faune et d'échelle. Certains immigrants durent s'adapter à la neige et aux prairies sans arbres; des animaux dangereux leur étaient inconnus, de même que certains herbivores tels que le cerf, le raton laveur et les écureuils; et la taille plus grande des fermes en Amérique accentuait l'isolement des fermiers.
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Dans les villes
De nombreux immigrants, notamment ceux qui arrivèrent en Amérique dans la deuxième moitié du 19e siècle, restèrent dans les villes portuaires où ils étaient arrivés parce qu'ils ne pouvaient pas se permettre de poursuivre leur voyage ou d'acquérir des terres, ou parce qu'ils pouvaient y trouver du travail et s'associer avec des compatriotes qui vivaient souvent dans le même quartier, le même bloc d'habitations ou la même rue qu'eux. À New York, les immigrants pauvres se regroupaient souvent dans des immeubles divisés en appartements que l'on appelait des « tenements ». Il arrivait souvent que deux familles avec plusieurs générations – comprenant jusqu'à 20 personnes – vivent ensemble dans un appartement. Il n'y avait qu'une seule salle de bains pour plusieurs appartements, lesquels étaient sombres, sans ventilation et souvent sans chauffage. Les ordures que l'on jetait dans les colonnes d'aération, empestaient et attiraient les rats et les cafards. Pour échapper à ces immeubles surpeuplés et désagréables, les nouveaux arrivants se réunissaient dehors et s'asseyaient sur les escaliers de ces immeubles, appelés « stoops », pour rencontrer des gens. Ils discutaient ou jouaient aux cartes ou au base-ball. Dans d'autres villes, comme à Chicago, dans l'Illinois, les immigrants vivaient le plus souvent dans des maisons délabrées à un ou deux étages.
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Travail
Les immigrants qui n'étaient pas fermiers, travaillaient dans les mines et les usines et leur salaire était supérieur à ce qu'il aurait été pour des emplois similaires dans leur propre pays. Les immigrants non qualifiés pouvaient aussi travailler à l'extension des systèmes de transport grandissants, composés de canaux et plus tard de voies ferrées, au pavage des rues, au creusement des égouts et à la construction d'habitations et de bâtiments commerciaux ou publics. Les femmes étaient employées comme domestiques ou blanchisseuses et certaines femmes immigrées travaillaient chez elles à coudre des vêtements ou à assembler des fleurs artificielles pour ne pas avoir à laisser leurs enfants tout seuls. Les immigrants qualifiés travaillaient comme artisans. Dans les années 1880, suite à l'industrialisation, la plupart des immigrants travaillaient dans les villes, confectionnant des vêtements ou dirigeant de petites affaires comme des salons de coiffure, des restaurants et des kiosques de cirage de chaussures. Pour aider leur famille à joindre les deux bouts, les enfants travaillaient aussi en cirant des chaussures, en vendant des journaux ou en travaillant dans des usines. Les conditions de travail étaient difficiles; les journées étaient longues, les salaires, bas et les environnements de travail, insalubres et dangereux.
Vie communautaire
Lorsqu'ils arrivaient en Amérique, les immigrants allaient trouver des proches ou des personnes issues du même milieu social que le leur. Ils rejoignaient des organisations caritatives ou des sociétés de secours mutuel qui les aidaient à faire leur chemin dans ce nouveau pays inconnu. La « New York Hibernian Society » par exemple, fondée par des Américains d'origine irlandaise en 1836, est la plus ancienne organisation caritative catholique des États-Unis. Les immigrants juifs d'Europe de l'Est se regroupaient au sein de « landsmanshaftn » dont les membres provenaient de la même ville ou du même village d'Europe. La plupart des landsmanshaftn étaient des sociétés de secours mutuel typiques, créées pour secourir les gens en cas de besoin et enterrer les morts ; certaines de ces associations exercèrent cependant des activités religieuses, politiques ou idéologiques.
Méfiants à l'égard des écoles publiques américaines qu'ils soupçonnaient de vouloir américaniser leurs enfants, des communautés d'immigrants fondèrent des écoles pour enseigner à leurs enfants la langue et la culture de leurs parents. En raison du sentiment anticatholique qui sévissait vers la fin du 19e et au début du 20e siècle, les catholiques de différents pays fondèrent des écoles où l'on enseignait aussi bien la religion que la langue et la culture. Les luthériens allemands créèrent aussi des écoles pour éduquer leurs enfants et pérenniser leur langue, leur culture et leur religion.